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Culture Résidences Publié le 29.04.2022

« Monuments hystériques » fait basculer neimënster dans la folie collective

Qu’est-ce qu’un monument ? Avec Monuments hystériques, l’artiste Vanasay Khamphommala tente une approche documentaire de l’inauguration fictive de neimënster pour la faire basculer dans l’irrationnel.

Vanasay Khamphommala aime dérouter les sens du public, le désorienter, décontenancer aussi bien les corps comme les habitudes. Un goût de l’irrévérence qu’il partage avec la pièce « Monuments hystériques ». Tout commence autour d’un piédestal vide : cinq personnes sont rassemblées pour l’inauguration d’un monument.

Progressivement, leurs paroles comme leurs gestes sont victimes de dérèglements inattendus. Que se passe-t-il lorsque la parole et la mémoire dérapent et que les corps des participant·e·s vont de travers ?  L’esprit du lieu prend le dessus et s’empare des personnages. La mise en scène du comédien, performeur et chanteuse, bouscule les habitudes et la bienséance pour interroger avec humour notre rapport au patrimoine.

Véritable mélange des genres, la pièce « Monuments hystériques », à la croisée de la fiction et de la performance, réunit le public devant des enjeux de mémoire et de partage. Les cinq comédien·ne·s de l’ensemble artistique Théâtre Olympia, réuni·e·s autour du piédestal, vont créer et inaugurer un monument en résonance avec l’espace avec l’objectif d’inscrire dans les mémoires le moment qui les réunit à cet instant avec le public. Mais quand l’histoire de neimënster s’en mêle et que d’étranges phénomènes font leur apparition, l’hystérie collective monte et menace l’inauguration…

« Monuments hystériques » part de l’hypothèse qu’un lieu transmet sa mémoire à celles et ceux qui savent les écouter. La pièce explore la relation entre un espace – neimënster – et une histoire. À mi-chemin entre le théâtre et la performance, entre le documentaire et la fiction, l’œuvre examine la façon dont nous organisons les espaces, en réponse à la manière dont, à l’inverse, ceux-ci sculptent nos imaginaires.

C’est ce phénomène de transfert, d’hystérie au sens premier du terme, que le spectacle donne à voir, en montrant de quelle manière, sous l’influence d’un espace, la mécanique théâtrale se voit bientôt bousculée par l’irruption de récits inattendus. Dès lors, « Monuments hystériques » interroge nos idées reçues sur la notion de patrimoine. Et pour permettre à la performance d’être au plus proche de l’espace dans lequel elle est donnée, Vanasay Khamphommala a effectué en amont, un travail de recherche documentaire lors d’une résidence à neimënster en 2021. Au-delà de l’enjeu théâtral et documentaire, ce protocole a favorisé les échanges humains qui permettent à la représentation non pas seulement de se tenir sur le site de neimënster, mais de véritablement avoir lieu.

À PROPOS DE…VANASAY KHAMPHOMMALE

Vanasay Khamphommala vient au théâtre par la musique et fait ses premiers pas sur scène à l’Opéra de Rennes. Iel suit une formation de comédien au Cours Florent où iel travaille notamment sous la direction de Michel Fau.

Parallèlement, iel met en scène Shakespeare (Le Songe d’une nuit d’été), Corneille (Médée), et Barker (Judith, Treize Objets). Comédien, iel travaille sous la direction de Jean-Michel Rabeux (R&J Tragedy) et Jacques Vincey (Les Bonnes). En 2014, iel devient dramaturge du Centre dramatique de Tours, dirigé par Jacques Vincey. En 2015, iel met en scène avec les jeunes comédiens de l’ensemble artistique Vénus et Adonis dont il est également l’auteur.

De 2018 à 2021, Vanasay Khamphommala est artiste associé au Centre dramatique national de Tours.

Iel crée « L’Invocation à la muse » présenté au Festival d’Avignon 2018 dans le cadre des Sujets à vif, et en janvier 2019 « Orphée aphone », dont iel est auteur et interprète, présenté à Tours et à Paris.

En 2020, iel écrit Monuments hystériques pour et avec les jeunes comédiens de l’ensemble artistique. Parallèlement à ces créations, iel développe des performances pour des lieux atypiques : musées, universités, appartements…

En partenariat avec l’Institut français du Luxembourg

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