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Culture Résidences Publié le 29.04.2022

Un-mothering, ou lorsque les archives familiales invoquent les fantômes du passé

Le travail de l’artiste Maral Bolouri est traversé par les fantômes du passé, du présent et du futur. qui ouvre les portes de son atelier pour permettre au public de découvrir ses travaux.

Le travail sur le patrimoine imprègne également les recherches de Maral Bolouri. Née à Téhéran, mais déracinée depuis de longues années pour avoir vécu en Malaisie et au Kenya avant de s’installer en France, Maral Bolouri questionne inlassablement la place faite aux identités minorées, à travers la vidéo, la photo, le dessin, la peinture et la sculpture.

Que se passe-t-il lorsque notre première relation se forme autour d’une personne qui n’est pas capable d’aimer ? Trop fragile, trop effrayée, trop brisée pour être présente ? Quelles sont les possibilités de cette relation lorsqu’elle est considérée comme instinctive et innée, qu’elle ne doit jamais être remise en question ni faire l’objet d’une attention particulière ?

Avec le projet Un-mothering, Maral Bolouri explore le lien maternel et la séparation, mais aussi les questions d’enracinement et de déracinement en utilisant des archives familiales anonymes ainsi que des photos trouvées.

Des questions auxquelles tente de répondre Maral Bolouri dans le cadre d’une résidence à neimënster soutenue par le programme Nora qui vient en aide aux artistes réfugiés des pays en conflit ouvert. Ainsi, l’artiste examine le lien maternel, la séparation et la perte. En utilisant des archives familiales trouvées comme un moyen de refléter leurs vulnérabilités les plus profondes autour du lien, de l’appartenance et de la rupture, ceux-ci visent la prise de conscience et la guérison.

Pour cela, Maral Bolouri utilise des objets du quotidien pour réfléchir à son propre déplacement et déracinement et réimagine l’alliance initiale pour créer un dialogue qui serait autrement impossible. Une démarche que l’artiste expliquera au public lors des portes ouvertes de son atelier au cours de laquelle elle invite les visiteur·euse·s à lui présenter leurs archives pour les discuter ensemble.

À PROPOS DE…MARAL BOLOURI

Née en 1982 à Téhéran en Iran, Maral Bolouri obtient un Master de pratique d’art contemporain et de design en Malaisie et une Licence de peinture en Iran.

Établie au Kenya en 2012, en France en 2018, elle questionne le genre, l’identité et le corps politique. Ses œuvres sont dans les collections permanentes de la Banque mondiale, de Washington et d’Absa. Elle remporte le concours de L’atelier, Afrique du Sud (2017). En résidence à la Cité internationale des arts, elle expose sur son site de Montmartre (festival Visions d’exil), intègre le « programme étudiants invités » des Beaux-Arts de Paris.

Elle est membre de l’atelier des artistes en exil.

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