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Faut-il brûler André Gide ?

Avec : Stéphanie Bertrand, Franck Colotte et Joël Delsaut

FR: Dans une époque qui plébiscite le bref, sous toutes ses formes (tweets, brèves, citations, etc.), les aphorismes, ceux de Gide en particulier, se trouvent fréquemment convoqués, dans le discours médiatique aussi bien que politique, et bien sûr au-delà. Du parti des « Insoumis » fondé par Jean-Luc Mélenchon à partir d'un aphorisme de Gide (« Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis ») à Angela Merkel, en passant par le magazine « Psychologies », Gide l+'aphoriste est régulièrement cité. Il s'agira de voir quelles représentations de Gide ces citations aphoristiques construisent, mais aussi de comprendre les motifs qui amènent journalistes, hommes politiques et parfois écrivains, à citer les formules gidiennes. Pourquoi l'aphorisme gidien est-il si actuel ?

Stéphanie Bertrand est maître de conférences en langue et littérature françaises des XXe et XXIe siècles à l'Université de Lorraine (site de Metz). Spécialiste de Gide (auquel elle a consacré une thèse, parue sous le titre André Gide et l'aphorisme : du style des idées en 2018), elle travaille plus largement sur les interactions entre langue, style et idéologie dans la littérature du début du XXe siècle. Stéphanie Bertrand a coorganisé plusieurs manifestations scientifiques, consacrées à Gide (Latin et latinité dans l'ouvre de Gide, Bologne, 2016 ; La belle époque de la critique de Barrès à Gide, fondation des Treilles, juillet 2020 ; André Gide et les femmes, Québec, fin 2020), mais aussi au style des écrivains marqués par l'idéologie nationaliste  (Le Nationalisme en littérature : des idées au style (1870-1920), Luxembourg, 2018 ; Le Nationalisme en littérature (II) : le « génie de la langue française » (1870-1940), Metz, 2019). Membre du Conseil d'Administration de l'« Association des Amis d'André Gide », elle est depuis 2017 secrétaire de cette même association.

Franck Colotte est professeur de lettres et enseignant-chercheur au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. Il est également membre de l'Académie Nationale de Metz depuis 2017. Ses principaux thèmes de recherche sont l'Antiquité et plusieurs auteurs classiques tels que Racine, Flaubert et Maupassant. Parallèlement, il s'intéresse à la littérature et à la langue luxembourgeoise, domaine dans lequel il a déjà publié deux ouvrages. En plus de cette activité de chercheur, Franck Colotte travaille en tant que journaliste-correspondant et chroniqueur culturel pour le « Luxemburger Wort » ainsi que d'autres journaux et magazines à l'étranger. Depuis peu, il est membre du conseil d'administration du « Cercle des amis de Colpach ».

Formé à l'Institut des Arts de Diffusion (IAD-Théâtre), Joël Delsaut a joué dans plus de soixante pièces, plus de trente films et signé six mises en scène. Il vient de jouer aux Théâtres de la ville de Luxembourg Le Grand-père dans « Charlotte » (d'après l'ouvre de Ch. Salomon et le roman de D. Foenkinos) mis en scène par Muriel Coulin et Maître Blazius dans « On ne badine pas avec l'amour » (A. de Musset) mis en scène par Laurent Delvert. A l'écran, il est Nico dans « An zéro » de Myriam T. et Julien Becker (diffusion sur Arte le 21 avril 2021) et Bernard Deleux dans « Le bruit des trousseaux » de Philippe Claudel (diffusion sur France 2 fin avril-début mai 2021).

Organisation : Institut Pierre Werner / Coopération : Cercle des Amis de Colpach / Soutien : neimënster